JEUDI 14 JUIN 2018 – 18h30
La Maison de l’Afrique (rue du général Préhaubert)
Tout public

Durée : 1h
Entrée gratuite
En partenariat avec La Maison de l’Afrique

Ouvrage écrit par Marcel Dorigny – Historien, spécialiste de l’histoire de l’esclavage, de la colonisation et des mouvements indépendantistes et abolitionnistes . A enseigné au département d’histoire de l’Université Paris 8 en tant que Professeur. Ses recherches portent sur les courants du libéralisme français au XVIIIe siècle et dans la Révolution française, principalement dans les domaines coloniaux : la place de l’esclavage dans les doctrines libérales du XVIIIe siècle ; les courants antiesclavagistes et abolitionnistes.

Cet ouvrage est le premier livre d’art à rendre hommage aux artistes, écrivains et philosophes qui ont en leur temps critiqué la traite négrière, l’esclavage, et ont combattu aux côtés des abolitionnistes. On découvre d’ailleurs que cent soixante dix ans après l’abolition, cette cause reste d’actualité auprès d’écrivains tels Patrick Chamoiseau, Évelyne Trouillot ou Laurent Gaudé, et d’artistes comme Daniel Buren, Kara Walker ou Rashid Johnson qui s’impliquent en faisant écho à ces luttes. Gravures, poèmes, sculptures, romans, caricatures et architectures, toutes les oeuvres ici reproduites s’éclairent mutuellement dans un dialogue inédit.

Marcel Dorigny s’intéresse autant à la dénonciation des pratiques esclavagistes et aux différentes formes de résistance qui leur ont été opposées qu’aux récentes revendications mémorielles. Soulignant que cette dénonciation semble avoir constamment accompagné la pratique et nourri les représentations politiques, sociales et philosophiques, il évoque d’abord l’implication de ceux – parmi lesquels les philosophes des Lumières – qui ont cherché à informer et à témoigner des sévices subis au long de toute vie d’esclave, depuis les terribles conditions de la traversée jusqu’aux chiens féroces lâchés sur les esclaves marrons. Plus généralement, il insiste sur la manière dont arts et lettres n’ont cessé de contribuer à la maturation des esprits. Après avoir abordé les multiples formes de révoltes individuelles ou collectives, il met en évidence le récent processus mémoriel, nouvelle étape du combat qui a efficacement contribué à cette rupture radicale dans le regard porté sur l’unité de l’espèce humaine.

Publié aux éditions Cercle d’Art – Mai 2018